
A la mort de l’Envoyé de Dieu et durant plusieurs siècles, il circula au sein de la communauté musulmane, une quantité sans cesse croissante de dires du Prophète. Ces traditions (h’adiths) comprennent le texte même (matn) de l’anecdote relative à Mohammed, accompagné de l’appui (isnad) c’est-à-dire la chaîne de ceux qui l’ont transmise.
La communauté musulmane éprouva. Cependant, le besoin de faire un tri parmi ces dizaines, ou même ces centaines de mille de traditions souvent contradictoires, et en fit un choix auquel elle attribua le caractère d’authenticité. Six recueils furent ainsi, entre autres composés, et jouissent d’une grande renommée, ceux d’Ibn Madja, Aboû Dawoûd. Et-Tirmidhi. En-nasâ’i tous auteurs du IIIe siècle de l’hégire (c’est-à-dire du 9 de l ère chrétienne) et surtout les deux sah’ihs, c’est-à-dire les deux Authentiques, ou les Solides d’El-Bokhari (mort en 870 J.C.) et de Moslim (mort en 875).Celui d’El-Bokhâri (traduit en français) est de beaucoup le plus fameux. Sa renommée vient immédiatement après celle du Corân. Tous ces ouvrages ne comprennent que quelques milliers de traditions.
Le tout petit recueil des 40 traditions (exactement 43 et quelques variantes) puisées par En-Nâwâwi aux sources que I’lslam considère comme les plus pures. a joui depuis longtemps d’une vogue ininterrompue Il est fort prisé de beaucoup de musulmans maghrébins. Ce choix représente donc bien la pensée et la morale de l’lslam, c’est ce qui en fait la grande valeur sociologique, et leur grand intérêt intellectuel et moral m’a pousse à le traduire.
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